Ils étaient là avant

-1- Le début      ” ce qu’ils disent “
-2- Le sport      ” Jouer le jeu “
-3- Pour le plaisir de la chose      ” Ann Savage “
-4- Les guerriers      ” Lutter jusqu’au bout “
-5 – La musique      ”  on chante volontiers “

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Ce qu’ils disent

L’École Baron Byng est unique dans l’histoire culturelle de Montréal, particulièrement en la riche histoire de sa communauté de confession juive. Construite sous l’égide de la Commission des Écoles Protestantes de Montréal, elle a été nommée en l’honneur d’un soldat britannique, Julian Hedworth George Byng, premier vicomte de Vimy, qui est devenu plus tard le Gouverneur Général du Canada. Le baron Byng était présent à l’inauguration de l’école en 1921.

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Lady et Lord Byng

L’école a été conçue par le célèbre architecte montréalais John Smith Archibald et sa construction a coûté $486 136. Né en Écosse en 1872, il a émigré au Canada et est arrivé à Montréal en 1893. Peu après, il a rejoint le bureau de l’architecte Edward Maxwell et y est resté jusqu’en 1897 lorsqu’il a formé un partenariat réussi avec Charles Saxe. Lors de la dissolution de ce bureau en 1915, Archibald a continué à réaliser des mandats de toutes sortes de bâtiments résidentiels, institutionnels, éducatifs et publics dans la région de Montréal, y compris BBHS. Reconnu pour le design d’hôtels, Archibald a conçu cinq bâtiments dans tout le Canada pour la Canadian National Railways. Ses plus grandes réalisations connues à Montréal sont le sophistiqué Temple Maçonnique de la rue Sherbrooke Ouest, le Club Montifore sur la rue Guy et le Forum à l’angle de l’avenue Atwater et de la rue Ste-Catherine.

Jusqu’à sa fermeture en 1980, l’école Baron Byng a accueilli, parmi ses étudiants, des immigrants et des Canadiens de première génération. Sise au 4251, rue Saint-Urbain, dans un quartier aujourd’hui connu sous le nom de “Le Plateau”, BBHS était avant tout localisée au centre d’une communauté d’immigrants juifs. Entre les années 1920 et 1960, la population étudiante a été en grande partie juive, atteignant 99 % des étudiants en 1938. À la fin des années 60, la population juive a commencé à diminuer et a été remplacée par une vague d’immigration grecque.

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JOUER LE JEU

L’esprit de Byng a aussi été incarné par les anciens élèves de l’école, cette fois-ci dans une
autre arène : celle du Sport! Et Baron Byng a vu beaucoup de ses étudiants devenir de grands athlètes.

Senior basketball team 1925-26 width=        Senior I.S.S.L. City Champions 1931-32        Bantam  I.S.S.L City Champions, 1948-49, courtesy of Ben Greenberg (BBHS ’50)

 Équipe senior de basketball  1925-26       Senior I.S.S.L. City Champions 1931-32     Bantam I.S.S.L City Champions, 1948-49

Hockey team,  1947,   courtesy of Max Palayew (BBHS ’47)      Basketball team, 1951, courtesy of Sally Perlman (BBHS ’52)               Soccer Team Champions 1956-57,

     Équipe de Hockey 1947                               Équipe de basketball 1951                     Équipe championne de soccer 1956-57

L’éducation physique a toujours été une activité incontournable du programme scolaire. Encouragés par leurs enseignants et par les entraineurs des équipes, et à travers les ans, les athlètes de Baron Byng ont gagné rubans, médailles et trophées pour l’école, mais ont aussi excellé dans les compétitions athlétiques locales, provinciales et internationales à tous les niveaux et à titre individuel. Baron Byng a surtout brillé dans le basket-ball, remportant le Trophée H.B. Parker au cours du championnat junior inter-écoles des années 20 à 40.

ISBL Junior Championship  H.B. ParkerTrophy, Credit: EMSB Archives                       22th Annual Field Day, Molson Stadium, 1944 , Courtesy of Bernard Tonchin (BBHS ‘47)                              Teachers and students playing baseball in Fletcher's Field, ca. 1939, Taken by Sam Levy (BBHS '39)

Trophée H.B. Parker              22th Annual Field Day, Molson Stadium, 1944            Professeurs et étudiants jouant au baseball en 1939

Bien qu’ils aient perfectionné et mis en pratique leurs techniques de basket-ball et volley-ball dans le gymnase de l’école, les athlètes de Baron Byng s’étaient aussi entrainés au soccer, au football, à la lutte et au water-polo au Parc Jeanne-Mance (anciennement le Fletcher’s Field), au Sir Mortimer B. Davis (le Y) et au Schubert’s Bath House.
Les équipes de basket-ball comprenaient de superbes athlètes, tels que Harry Hus (BBHS ’60), Sol Apel, Robert Habert (BBHS ’60), William Epstein (BBHS ’57), et Irving Beloff (BBHS ’55) qui ont été des modèles incarnant le veritable esprit sportif sur le terrain et en dehors de lui. En bref, ils étaient des sources d’émulation pour les générations à venir.

À la fin de leurs études, plusieurs étudiants ont choisi de joindre les rangs professionnels et de prendre part à des competitions internationales. Mendel “Mendy” (Morein BBHS ’43), Sidney “Cy” Strulovitch (BBHS ’42), et Murray Waxman (BBHS ’42), ont participé aux Jeux Olympiques de 1948 à Londres, faisant partie de l’équipe Canadienne de basket-ball du Canada. Ils ont aussi représenté le Canada aux Jeux des Maccabiades de 1950, qui ont eu lieu en Israel. William Novick (BBHS ’40) a gagné deux médailles de bronze au tennis lors de 3 Maccabiades en tant que représentant du Canada. Novick a également pris part à trois marathons.
Dans d’autres disciplines, Phillip Slabotsky a été médaillé et coach dans de nombreuses compétitions de lutte amateur, tandis que Samuel Burke (Berg) (BBHS ’46) qui était un lutteur professionnel et champion en musculation a tourné dans plusieurs longs métrages réalisés à Hollywood.
Joe Stracina, (BBHS ’48), repéré par les équipes de football et de baseball professionnel a opté pour le football comme son sport préféré. Stracina a été une star offensive qui a joué pendant 12 saisons dans la Ligue Canadienne de Football (LCF) pour trois équipes différentes: les Roughriders de la Saskatchewan, les Rough Riders d’Ottawa et les Alouettes de Montréal. Il est décédé en 1996.

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Dans le monde du baseball professionnel, George Wegeruk (BBHS ’50), et Steve Oleschuk (BBHS ’57), ont passé leurs étés au Fletcher’s Field à s’entrainer à attraper des balles roulantes, capter des balles hautes et à frapper des coups sûrs avant de passer dans les rangs professionnels de baseball.
Wegeruk a evolué dans la classe B du Club Abilene de la Ligue du Texas en 1956 en tant qu’arrêt-court avec les Bisons de Buffalo de la Ligue Internationale en 1957. Il est décédé en 2005.
Oleschuk a également joué au poste d’arrêt-court au niveau Triple A, et peu après, est devenu un dépisteur pour les Pirates de Pittsburgh (1970-1995) et, plus tard pour les Diamondbacks de l’Arizona. Il porte fièrement une montre et une bague des Séries Mondiales de Baseball acquises à Pittsburgh et a été manager des Expos de Sherbrooke, dans une ligue provinciale.
Joey Richman, un autre athlète canadien provenant de Baron Byng a joué pour les Alouettes de Montréal en 1946. . Il a été gérant de plusieurs équipes et aussi propriétaire d’un magasin d’articles de sport.
Mike Boone, un autre diplômé de Baron Byng en 1965, a longtemps été un journaliste sportif pour la Gazette de Montréal et du Montreal Star de 1985 à 2012. Il écrit maintenant des blogues suite aux matchs des Canadiens de Montréal pour le compte de l’émission de Hockey Inside/Out

 

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POUR LE PLAISIR DE LA CHOSE 

Des milliers d’élèves qui ont fréquenté l’École Secondaire Baron Byng, à partir de 1922 jusqu’à sa fermeture en 1980 ont eu des professeurs extraordinaires, uniques et forts compétents. Parmi eux, on retrouve Ann Douglas Savage, premier professeur d’art à Baron Byng, dont la carrière a débuté avec l’ouverture de l’école en 1922. Savage y a enseigné jusqu’en 1947, année où elle a été promue au poste de Superviseur d’Art pour la Commission des Écoles Protestantes de Montréal. Au cours des années 1950, elle a également enseigné l’art à l’Université McGill. En plus de sa remarquable carrière d’éducatrice d’Art, Ann Savage a aussi été une artiste dans le vrai sens du terme. Son œuvre se retrouve dans de nombreuses collections privées et publiques, dont le Musée d’Art de Montréal, la Galerie d’Art Leonard et Bina Ellen et le Musée des Beaux-arts du Canada.

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Ann Savage at her Desk, 1940, Credit: Concordia University Archives

Voici quelques-unes de ses œuvres réalisées dans les années 30, probablement avec l’aide de ses élèves.

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Ann Savage, commerce de fourrures ca. 1930.                                                       Ann Savage, 1er colons. 1930
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Ann Savage, Camp Indien, ca. 1930                                                                                  Ann Savage, sans titre
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Ann Savage, sans titre                                                                                                     Ann Savage, La charrue, 1931-33,

Photo : Denis Farleyn

Son amour de l’art et son dévouement à l’enseignement à BBHS ont trouvé un terreau fertile auprès des étudiants sensibles à l’art. Avec l’appui de son directeur, le Dr John S. Astbury, elle a su faire découvrir l’art à une population de première génération d’étudiants principalement juifs désireux d’apprendre et de développer leur talent sur le plan artistique. Savage, qui n’avait pas de formation formelle en tant qu’enseignante, a été une pionnière dans la formation en Art.
Elle a conçu un programme avant-gardiste qui a servi de modèle dans la formation de nombreux artistes canadiens et enseignants en arts plastiques. Son approche dans le domaine de l’enseignement de l’art était tout à fait nouveau dans les années 1920.
Elle a transformé la classe traditionnelle pour en faire un studio d’Art en poussant bureaux et chaises au fond de la classe et en disposant une table de présentation au centre.
Ses étudiants devenaient des modèles. Elle recouvrait les tableaux noirs de panneaux sur lesquels les œuvres d’art apparaissaient afin d’engager un débat avec ses étudiants. Elle demandait à ses élèves de peindre des panneaux pour décorer les murs de l’école. Il y avait des scènes de thèmes variés qui tapissaient les couloirs du sous-sol et des autres étages. Elle emmenait ses élèves au Fletcher’s Field pour qu’ils puissent dessiner et faire des croquis en s’inspirant de la nature. Les résultats qu’ont donnés ses méthodes d’enseignement étaient impressionnants, comme en témoigne la qualité et la variété des travaux de ses étudiants.

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LUTTER JUSQU’AU BOUT  

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De nombreux diplômés de Baron Byng ont interrompu leurs études et leurs plans de carrière pour servir dans la Seconde Guerre mondiale. Parmi eux, on retrouve Sydney Shulemson (BBHS ’32), apparaissant dans la photo ci-dessus (numéro 3, première rangée) qui a en fait été le militaire juif canadien le plus décoré. On lui a décerné la Médaille du Distinguished Service Order (DSO) en 1943 lorsqu’il a attaqué un convoi de navires marchands ennemis ainsi que la Médaille de la Distinguished Flying Cross (DFC), en 1944. L’octroi de cette dernière lui reconnaissait son leadership contagieux ainsi que ses nombreux exploits aériens réussis sans faille.

“Le plus brillant exploit dans les annales des sorties aériennes de la RCAF ont eu lieu le 6 juin 1944. Le Numéro 404 a donné au F/O S.S. Shulemson le commandement d’une escadrille de 14 R.P. ‘Beaus’, de 25 Beaufighter de la RAF et des escortes Mosquitos. Au sud-ouest de l’Ile Belli (Golfe de Gascogne),  trois destroyers allemands tentaient à tout prix d’atteindre la zone d’invasion alliée. Se  défilant devant le soleil de la fin d’après-midi, l’escadrille a surpris le convoi allemand qu’elle a bombardé et qu’elle a laissé en flammes.” (Selon Larry Milberry, Sixty years : The RCAF and CF air Command 1924-1984, CANAV Books, 1984)
Le Congrès Juif Canadien a immortalisé les exploits de Shulemson dans des séries de BD des Héros de Guerre Juifs, publiés en 1944.

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Il n’a jamais dépassé le grade de lieutenant d’aviation, ce qui est très rare pour un pilote de chasse de son envergure, possédant ses compétences et ses qualités de leadership. On pense que cela était dû au fait que Shulemson était juif. Il a néanmoins été choisi pour prendre le commandement d’une escadrille entière d’environ 100 avions de combat, une responsabilité qui normalement incombe à un commandant ou à un capitaine, qui se situent à un ou deux rangs au-dessus de celui qu’il occupait dans la hiérarchie.
Après la guerre, Shulemson et quelques autres diplômés, dont William Novick (BBHS ’40), ont joué un rôle capital dans la création de l’armée de l’air israélienne en 1948. Novick, un pilote qui a effectué 22 missions au cours de la guerre, a transporté des avions et des armes en Israël et a aidé à construire une piste d’atterrissage dans le désert du Negev. Une vidéo-entrevue de Novick dépeint ses propres souvenirs de son service et de son rôle dans l’armée de l’air israélienne.
D’autres diplômés qui ont contribué à l’effort de guerre: Harry Blank (BBHS ’42) qui, blessé à la guerre, est devenu avocat à son retour au pays, puis a été élu à la Législature du Québec pour le district de Saint-Louis; Melvyn Dobrin (BBHS ’39), un navigateur qui a fini comme président-directeur général de la chaine alimentaire Steinberg’s; Jack Sibalis (BBHS ’39) qui a été fait prisonnier de guerre et George Nashen (BBHS ’39). Le Lieutenant A. Sydney Tafler (BBHS ’34) qui a perdu la vie à l’âge de 28 ans le 2 février 1945, est photographié ici devant un avion.

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Sibalis, un observateur-navigateur, a été parachuté au-dessus de l’Allemagne le 2 août 1943, alors que son avion s’écrasait en raison de problèmes mécaniques. Il a été capturé deux semaines plus tard par les Allemands et détenu jusqu’à la fin de la guerre. Ses souvenirs inédits de ce temps ont été enregistrés dans une interview vidéo. A la fin de la guerre, il a été contacté par le soldat allemand qui l’avait capturé et ensemble, ont entretenu une correspondance pendant de nombreuses années.
L’expérience que ces diplômés ont acquise à l’armée et durant la deuxième guerre mondiale a été très marquante. Elle leur a permis, à titre d’anciens combattants, de poursuivre leurs études universitaires et d’accéder, entre autres, à des postes de cadres et de professionnels dans diverses disciplines.
Le Musée Baron Byng et son Hall d’Honneur se souviennent et rendent hommage aux 29 anciens qui ont fait le sacrifice ultime au cours de la guerre ainsi qu’à tous ceux qui ont été décorés pour leurs vaillants efforts.

 Les anciens de Baron Byng qui sont tombés au combat :  

  • Private Charles Robert Abelson
  • Flight Sergeant Herman Backler
  • Private Issie Bell
  • Sergeant Moses Charton
  • Warrant Officer Joseph Cosoff
  • Gunner Issie Elias
  • Private Sydney Garber
  • Gunner Joseph Gertel
  • Sergeant Louis Goldberg
  • Corporal Harry Goldberg
  • Flight Sergeant Mark Goldwater
  • Acting Corporal Rueben Gorodetsky
  • Private Joseph Haberman
  • Corporal Benjamin Hockenstein
  • Flying Officer Abe Ittkin
  • Pilot Officer Aaron Avron Jacobs
  • Sergeant Abraham Kirsch
  • Leading Aircraftman Jack Kugelmass
  • Sergeant Manuel Zack Lewis
  • Flight Lieutenant John Joseph Marcus
  • Warrant Officer Louis Nutik
  • Pilot Officer Mortimer Regenstrief
  • Aircraftman Hyman Revzen
  • Private Abe Rochlin
  • Leading Aircraftman Frank Schwartz
  • Flying Officer Martin Shapiro
  • Warrant Officer Joseph Shulman
  • Flying Officer Sydney A. Tafler
  • Flying Officer Daniel Titleman

Ceux des Byngers qui ont mérité une médaille pour leurs vaillants services:

  • Leading Aircraftsman Arthur N. Gutner (Mentioned in Dispatches, June, 1945)
  • Yeoman of Signals Irving Jack Kaplan (Mentioned in Dispatches, twice, 1944)
  • Guardsman Joseph Levitt (Military Medal, September, 1945
  • Flying Officer William H. Novick (Distinguished Flying Cross, December, 1944)
  • Flight-Lieutenant Lazar Peters (Distinguished Flying Cross, December, 1944)
  • Flight-Lieutenant Sam Shernofsky (Mentioned in Dispatches, January, 1945)
  • Flight-Lieutenant Sydney Simon Shulemson (Distinguished Service Order, February, 1943; Distinguished Flying Cross, 1944)

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  ON CHANTE VOLONTIERS

La manifestation la plus marquante dans l’esprit de Byng se retrouve avant tout dans son

programme de musique tout à fait exceptionnel. Et cela, on le doit au très apprécié 

Dr D.M. Herbert, grand spécialiste en musicologie, qui a joué un role primordial dans son

succès, pendant plus de 25 ans, de 1922 à 1947 et au-delà.

Aujourd’hui encore, les anciens se souviennent de leur initiation à la musique grâce au

Dr Herbert. Il a su insuffler l’amour de la musique classique à tous ses étudiants.

L’un des points marquants de son illustre carrière pédagogique a été la composition de la

chanson officielle de l’école “Echos of Byng”, en collaboration avec le professeur d’anglais

P.A.G. Clark. En plus de s’acquitter de sa charge d’enseignant, il a mis sur pied des

activités musicales complémentaires comme organiser une chorale de jeunes filles

en 1923, forte de 65 étudiantes, qui a ensuite été élargie à un ensemble mixte de 550 voix. 

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Musique originale, “Échos de Byng” ca. 1930

Éducateur altruiste, il a consacré son temps et son énergie à organiser des répétitions
après les heures de cours et même pendant les fins de semaines. C’était vraiment un
travail d’amour. Même pendant la période des vacances de Pâques, les étudiants venaient
à l’école pour des séances de pratiques afin de se préparer pour le concert du printemps.
Chaque Noël, il y avait le concours de chorale annuelle. Quelle allait être la classe qui
gagnerait le trophée Junior Boys ou le trophée Senior Boys? Quel étudiant ou quelle
étudiante allait pouvoir inscrire son nom sur le trophée comme meilleur chef d’orchestre ?

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Dr. D.M. Herbert, ca.
15
Compétition de chorales, Sally Perlman,
8e année avec la coupe du meilleur
chef d’orchestre, 1948.
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Trophée de la meilleure chorale                                                                                La grande chorale de 1948

Chaque année, tout juste après le spectacle de Noël, le département de musique
est mis sens dessus dessous et aucun effort n’est épargné pour la préparation du
spectacle du Printemps. Ce concert, au demeurant très élaboré, était donné à guichet
fermé pendant trois soirées successives afin de permettre à tous les parents et amis
d’y assister.
Les Soirées Musicales (Musical Evenings), mettaient en vedette les “Junior et Senior
Girls and Boys Choirs”, la chorale de l’école, et des récitals solos par des élèves de
talent. Lors de competitions inter-écoles, les chorales et les groupes se sont toujours
démarqués. En 1947 on a assisté à un événement bilingue inoubliable: le Festival
International de la musique des écoles (The International Festival of School Music),
qui a eu lieu au Forum de Montréal. Lors de cette soirée, des groupes et des chorales
de Montréal, de l’Ontario, du Maine, de l’État de New York, du Connecticut et du
Vermont se sont produits. Le Dr Herbert qui avait pris sa retraite en 1947, est revenu
deux décennies plus tard à Baron Byng dans le but d’organiser et de diriger le Concert
du Centenaire (Centennial Concert) dans lequel allaient participer les étudiants de
l’école ainsi que quelque 250 anciens élèves, dont certains avaient été diplômés en
1925 !Ce prestigieux concert a été le déclencheur du lancement d’un album LP du
Centenaire qui fait maintenant partie de l’héritage musical de Byng. L’immense succès
que ce concert a connu a fait en sorte de convaincre le Dr Herbert et quelques anciens
diplômés de Byng de tenir des concerts annuels, qui ont eu lieu pendant quatre années
supplémentaires jusqu’en 1970. La chorale a créé une bourse en son honneur à
l’Université McGill.

19.2
Programme du Festival scolaire de musique, avril 24-26, 1947.
20
Programme de musique du concert du centenaire mai 17-18, 1967
23
Le groupe musical de Baron Byng  “for Briegel” 1961

En 1971, lors de la célébration du 50e anniversaire du Baron Byng, le Concert du Printemps de cette année-là a été enregistré et un album a été produit sous la direction artistique du professeur Solly Lévy, mettant en vedette la Chorale de BBHS ainsi que le groupe BBHS Swingle Byngers.

24
Album de la célébration du 50e anniversaire de BBHS, conduit part Solly Lévy, printemps 1971

L’héritage que nous a légué le Dr Herbert sera toujours associé au programme de musique
de notre école Baron Byng.